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*** Les articles publiés dans cette rubrique ne représentent pas nécessairement le point de vue du parti ***
ARTICLE PUBLIE DANS AL IRADA N° 3, ORGANE DU PARTI DU TRAVAIL PATRIOTIQUE ET DEMOCRATIQUE (TUNISIE) LES RECOMMANDATIONS DU RAPPORT « AVICENNE » Le 4 avril 2007, à la veille des élections en France, est paru , sous le titre le « rapport Avicenne », un rapport rédigé par un groupe d’experts, sous la direction du diplomate chevronné Denis Bouchard. Ce rapport est destiné à réorienter la politique étrangère française dans la région qui s’étend du Maroc jusqu’à l’Afghanistan, considérée comme une région sensible et le théâtre d’une lutte entre « l’Orient et l’Occident » et entre « les grandes puissances » Etant donné que le nouveau gouvernement français tient compte des recommandations de ce rapport, il est utile que l’opinion publique arabe et les forces politiques progressistes en soient informées, afin de mieux orienter la lutte nationale et démocratique dans la région. En résumé, les recommandations du rapport s’articulent autour des points suivants : Réactivation de la diplomatie français : le rapport appelle à définir une politique précise vis-à-vis du Moyen-Orient, des pays arabes et en particulier des pays du Maghreb. Pour cela il fait les propositions suivantes : - 1) constituer une « cellule de réflexion et de liaison » spécialisée dans le domaine affaires de l’Islam politique et nommer un diplomate de haut niveau « conseiller aux affaires islamiques », chargé des relations avec « les organisations islamiques officielles » (Organisation du Congrès Islamique, OCI) et officieuses, qui assistera en observateur à leurs réunions ; - 2) coordonner l’action gouvernementale en direction du Maghreb, prenant en compte la région en tant qu’entité unique, et financer des projets économiques dans le cadre maghrébin, en dépit la paralysie du projet d’«Union du Maghreb Arabe » ; - 3) privilégier l’information et s’efforcer de diffuser le point de vue français dans les média arabes, écrits et visuels, et en particulier sur les chaînes satellitaires comme Aljazeera et Alarabyya. Une vision nouvelle des alliances : le rapport appelle à appréhender les relations de la France avec « les forces vives » dans la région à travers : 1) la création d’un pôle européen rassemblant les pays qui ont des intérêts et une influence dans la région : l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Suède et la Norvège. 2) la normalisation des relations avec les Etats-Unis, mises à mal par l’occupation de l’Irak, parce que la France n’a « aucun intérêt à l’isolement ou à un revers des Etats-Unis», mais elle a intérêt à construire une « coopération » avec eux, comme c’est le cas sur le dossier libanais ou le dossier iranien ; 3) la concertation avec la Russie, la Chine et l’Inde qui ont une influence dans la région : la Russie en Syrie et en Iran, la Chine et l’Inde dans « les pays du Golfe et même en Egypte, au Maghreb et au Soudan » ; 4) le dialogue avec « le monde arabe et musulman », et en particulier l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite qu’on peut considérer comme des « partenaires naturels pour la résolution des crises graves dans la région », c’est-à-dire en Palestine, au Liban « où sont engagées » des forces françaises . 5) « renforcer la coopération avec Israël » qui s’est intensifiée au début des années 2003-2004, en particulier à la suite de la création de la fondation France-Israël, composée d’hommes d’affaires et de politiciens qui ont du pouvoir et dont le but est de densifier la coopération dans tous domaines. Le rapport appelle à « poursuivre le rapprochement sur la base de « la sécurité d’Israël, le retrait total des territoires occupés en 1967 et la création d’un état palestinien indépendant ». La prise en compte des « forces vives » : le rapport appelle le gouvernement français à reconsidérer ses relations exclusives avec les gouvernements et les milieux officiels, et à œuvrer pour « influer » sur « les forces vives », à l’instar de la politique que mènent « bon nombre de (ses) partenaires européens et américains » qui « entretiennent des relations avec les intellectuels et les mouvements politiques et sociaux engagés dans la société civile » . Et en conséquence, il engage le gouvernement français à : 1) renforcer les relations avec les composantes de la société civile et la coopération entre « les associations locales et les organisations non gouvernementales » de part et d’autre de la Méditerranée en s’appuyant sur les compétences et les moyens des ambassades françaises ; 2) Poursuivre le dialogue avec les régimes et les encourager à construire les fondements de « la bonne gouvernance » et du respect des Droits de l’Homme sans faire un usage immodéré de l’exigence de démocratie qui irrite les dirigeants sans donner les résultats positifs escomptés. 3) Engager le dialogue avec « les mouvements islamiques » selon des pratiques et des degrés divers, en étudiant chaque cas séparément, en évaluant leur représentativité, leur discours, et en particulier leur position au sujet de la violence, et leur relation avec les régimes en place (légalité ou non). Le rapport préconise de s’engager dans « un dialogue critique » avec le Hezbollah et le Hamas, le mouvement des Frères Musulmans. Il envisage une action à trois niveaux : 3-1. le dialogue « à caractère technique » à travers les activités de coopération que mènent « les collectivités locales françaises, des responsables syndicaux ou des organisations non gouvernementales et, dans une optique pragmatique, il ne s’agirait de rien d’autre –dans le domaine politique- que d’un « signal » de bonne volonté. Ce niveau pourrait concerner la coopération avec des mouvements comme le Hezbollah et le Hamas. 3-2. le dialogue officieux, en marge des séminaires et rencontres rassemblant des personnalités de divers horizons, et dont « le contenu politique ne lierait pas les autorités » ; cela pourrait concerner les courants islamiques non reconnus comme les Frères Musulmans en Egypte. 3-3. le dialogue politique officiel « à Paris, ou dans la capitale concernée ou dans un lieu tiers », à un « niveau subalterne ou responsable », « direct ou via des intermédiaires, « bilatéral » ou multilatéral ; cela pourrait concerner les partis islamistes reconnus, comme c’est le cas au Maroc, en Algérie, en Turquie, etc. La contribution à la résolution des crises : 1) en Palestine : la position française, axée sur la solution de deux états, s’efforce de concilier l’accord de la Mecque, l‘initiative de paix arabe et les positions du « quartet ». 2) au Liban : le rapport français préconise de nouveaux accords de Taëf et une nouvelle répartition du pouvoir entre les communautés (libanaises), ce qui nécessite d’appuyer le rôle de l’Arabie Saoudite, d’engager des consultations avec l’Iran, de dialoguer avec le Hezbollah et d’entretenir un minimum de contact avec la Syrie. 3) en Irak : le rapport qui admet la faiblesse de l’implication française et l’impossibilité d’influer sur le cours des évènements, préconise de « maintenir des contacts avec toutes les forces politiques », de coopérer avec le gouvernement d’occupation dans le domaine de la « formation des cadres militaires et civils ». 4) en Iran : le rapport reconnaît l’enracinement du pouvoir et appelle à ne pas s’engager dans des tentatives pour le renverser, à le considérer comme une puissance régionale avec laquelle il faut dialoguer. Il considère qu’une opération militaire contre l’Iran aurait des « effets désastreux », et il appelle à établir des relations avec « les éléments réformistes », comme Rafsandjani, Larijani et Velayati ». Et il préconise le recours à des « sanctions intelligentes » pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme atomique. .......................................................................................
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* Les Recommandations Du Rapport « Avicenne »
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Prochaines élections chez les avocats * Iraq : La Loi Sur Les Hydrocarbures * Biographie de Cheikh Imam ‘Issa. * Naissance D'une Coalition Démocratique En Rupture Avec Les Islamistes A.F.P.04/01/06.
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Un Point De Vue Sur Le
Darfour Soudanais * La base Italie, de Vicence à Sigonella Manlio Dinucci
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Le
Pentagone En Afrique - L’agenda Américain
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Tunisie : Gauche syndicale
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L’immigration tunisienne en France
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