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point de
vue :
Un semestre
encore, et la débâcle en Irak sera officielle.
Devant la
commission sénatoriale dédiée aux services de l'Armée, le Directeur de
l'Agence du Renseignement pour la Défense assure que les attaques de la
Résistance Irakienne atteint le score de 180 par jour rejoignant son
niveau le plus haut depuis le début de l'occupation, celui d'octobre
2006.
Deux des trois brigades promises pour la sécurité de Baghdad y sont déjà
déployées sans grande efficacité.
Les officiers de l'Agence réitèrent au cours de leur témoignage ce
mercredi 28 février que seule une amélioration de la gestion politique
du gouvernement irakien pourrait éviter que la situation ne continue de
se détériorer. Ils confirment que moins de 10% des combattants contre
l'occupation sont des étrangers et que ce sont eux qui fournissent la
majorité des auteurs des attentats suicides.
Les attaques au moyen de projectiles explosifs ont fortement augmenté,
de même celles dirigées contre les hélicoptères et celles utilisant le
chlore.
Néanmoins, les plus meurtrières restent les dispositifs qui explosent le
long des routes au passage des troupes d'occupation. Tout homme qui a
travaillé dans les forages pour le pétrole, et ils sont légion, peut
aisément en fabriquer. D'après les statistiques fournies par l'armée
d'occupation, c'est essentiellement dans l'Ouest de l'Irak et à Baghdad,
régions traditionnellement sunnites ou mixtes qu'elles ont lieu,
invalidant par là même la théorie de Bush qui décerne à l'aide du
gouvernement iranien à la Résistance Irakienne un rôle essentiel.
Une équipe d'officiers chargés de conseiller le commandement US et de
mettre au point la "nouvelle " stratégie du "surge" annoncée par Bush
début janvier vient de conclure qu'à défaut de gagner cette guerre dans
les six mois à venir, les USA auraient à effectuer un retrait militaire
rapide à la manière de celui du Vietnam. Le brain-trust, fait de
militaires de haut rang avec de solides compétences universitaires,
estime tout à fait insuffisant le renforcement promis et établissent à
120 000 le nombre de soldats nécessaires pour la seule zone de Baghdad,
ce qui revient à disposer d'un soldat pour tenir en échec cinquante
civils.
Le Sud de l'Irak va connaître une recrudescence de violence, entendons
là des actes de résistance multipliés, en raison du départ d'une partie
des troupes britanniques, point d'orgue de la désintégration de la
Coalition forcée, et du déplacement forcé de la milice de Moqtada Sadr
depuis Baghdad.
http://www.convergencedescauses.com/irak-occupe-et-spolie/usa/un-semestre-encore-et-la-debacle-en-irak-sera-officielle.html
Convergence des Causes
2 mars 2007
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